Nous avons fêté, l’année dernière, les 20 ans de notre MJC. Elle est devenue une structure centrale de notre commune et, pour beaucoup, c’est un «service» qui ne peut pas disparaître. On se trompe. C’est une association qui n’existe que si des adhérents s’investissent, bénévolement, pour continuer à porter et à faire évoluer le projet. Avant la prochaine assemblée générale d’avril, voici quelques témoignages pour rappeler que les choses qui nous sont précieuses méritent que l’on s’engage.

Qu'est-ce qu'une MJC ?

Les Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC) sont des associations d’éducation populaire qui travaillent à l’émancipation individuelle et collective. Ouvertes aux jeunes comme aux adultes, elles visent à développer l’ouverture au monde, aux idées, au sensible pour ainsi contribuer à l’épanouissement de citoyens autonomes et responsables.
Elles fonctionnent avec les cotisations de ses adhérents ainsi que les subventions municipales et d’autres institutions.

La MJC de La Buisse :
 
Plus de 800 adhérents
pour 2016 - 2017
(dont 67% de buissards)

Conseil d’Administration (C.A.)
12 membres bénévoles :
 
Michel Belmont (Président),
Fanny Pasquier (Secrétaire),
Claire Gibert (Trésorière),
Emmanuelle Amaro, Véronique Courbon, Delphine Delpont,
Anne Ferrier, Jean-Pierre Halut,
Christophe Hennebicq,
Isabelle Henry, Béatrice Lagadec, Jacques Perrin.

3 salariés permanents : Valérie Dubreil, Théau Marmey, Patricia Kruajitch
20 intervenants pour les activités annuelles, 16 animateurs pour l’accueil de loisirs

Valérie Dubreil, directrice de la MJC

Je suis employée par la commune de La Buisse et mise à la disposition de la MJC. Je gère le suivi de l’équipe d’animateurs et d’intervenants ; je veille à la cohérence des animations et des séjours. Je m’occupe des aspects réglementaires et des relations avec nos partenaires.
 
La MJC n’est pas un service public. C’est une association qui, en tant que telle, a besoin d’un Conseil d’Administration (C.A.) formé de bénévoles. Ce sont eux qui définissent les grandes orientations de la MJC dans le cadre du «Projet de structure».
 
Nous, les salariés permanents, sommes là pour mettre en œuvre ce projet de structure et «gérer le quotidien». Nous pouvons également conseiller ou faire des propositions aux membres du C.A. Mais le dynamisme et la vitalité de la MJC repose sur l’engagement de ses adhérents. Sans les bénévoles du C.A., la MJC ne peut plus exister. Sans leur envie de faire évoluer la structure, elle se sclérose et ne peut plus répondre aux besoins.
 
A l’heure où certaines MJC sont remplacées par des services communaux, il faut réaffirmer la place des MJC comme un pouvoir citoyen important dans notredémocratie.

Michel Belmont, président

Tout d’abord adhérent pour suivre des cours d’espagnol, je suis devenu membre du Conseil d’Administration (C.A.) et président de la MJC en 2010.
J’ai toujours eu des responsabilités dans des organisations collectives et lors de mon départ à la retraite, j’ai décidé d’apporter ma contribution à cette structure associative qui a fondamentalement besoin de l’engagement des bénévoles. Je suis fier du travail que notre équipe (bénévoles et professionnels) a accompli.
Grâce aux compétences et au dynamisme de nos trois salariés permanents, nous avons rationnalisé le fonctionnement de la MJC et diversifié son offre : activités nouvelles pour les enfants et les adultes, montée en puissance de l’accueil pré-ados et ados.
Donner, prendre, échanger, faire partager : c’est le fondement de notre société. Et lorsque je vois un jeune qui, après avoir été à l’accueil de loisirs, revient quelques années plus tard pour y effectuer son stage BAFA (Brevet d'Aptitude aux Fonctions d'Animateur), je me dis que notre MJC a réussi à semer et faire germer des graines de citoyenneté.

Fanny Pasquier, secrétaire

Je suis entrée au Conseil d’Administration de la MJC en 2010. J’arrivais alors sur La Buisse. Faire partie des bénévoles de la MJC a été un moyen de m’intégrer dans la commune.

Il est important que les parents qui, comme moi, ont besoin de la MJC (que ce soit pour l’accueil de loisirs ou pour les activités de leurs enfants), se sentent concernés par son devenir. C’est une association, pas un service dû.

L’engagement des bénévoles est ici «sécurisé» par les professionnels qui assurent les missions quotidiennes ainsi que le suivi des projets. Nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur une équipe compétente et qui est une réelle force de proposition !

On peut «mettre un pied» dans l’association en aidant lors d’événements ponctuels (gala, forum) ou en participant à l’une des commissions : carnaval, fête du village, communication...

L’étape d’après, c’est de devenir membre du C.A. On a alors la possibilité de donner des orientations qui ont une vraie réalité dans la vie des buissards. Il y a tant de pistes à explorer : développer les activités musicales ou la découverte des nouvelles technologies, se rapprocher d’autres MJC ou d’autres associations. On est tellement plus intelligents à plusieurs !

Claire Gibert, trésorière

En tant qu’élue municipale de 2008 à 2016, j’ai été la représentante de la mairie au C.A. de la MJC. En 2016, j’ai démissionné de mon mandat de conseillère pour pouvoir m’investir, sans ambiguïté, dans cette belle association.

Les défis à relever sont passionnants. En 6 ans, notre MJC a quasiment doublé son nombre d’adhérents. En parallèle, et dans un contexte de raréfaction des ressources publiques, il faut réfléchir à comment faire mieux à enveloppe constante (dans le meilleur des cas !).


L’union fait la force et c’est avec nos voisins de Rives, Tullins, Voiron et Voreppe que nous pouvons résoudre cette équation. En mutualisant nos compétences et nos efforts, nous pouvons développer des actions envers les pré-ados et ados, et avoir une offre d’activités et de séjours plus diversifiée.

Je suis très attachée aux valeurs d’éducation populaire qui fondent les MJC. Comme toutes les associations, une MJC vit en partie grâce aux subventions accordées par les collectivités locales. C’est le soutien populaire qui protège les MJC des fluctuations politiques et leur confère une liberté d’action. Ce sont des structures précieuses dans notre démocratie et nous avons besoin de bénévoles qui veulent réfléchir à ce que doit être la MJC de demain.